Joséphine Ambroselli Brault, piano

Grand Prix de Duo Chant-Piano
Prix Rainier III de Monaco avec Marie Perbost

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Son père au piano s’essayant au Concerto de Schumann en chantant à tue-tête les répliques de l’orchestre, voilà la première image que Joséphine Ambroselli Brault a eu de la musique. De là, un pas a suffi pour que le piano devienne sa vie. Son premier prix ? Celui de la Fondazione Antonio Salieri di Legnago, qu’elle a remporté à Salzburg (Autriche) à l’âge de quinze ans, en sonate avec violoncelle, et qui lui a offert la possibilité de partir en tournée en Italie, Allemagne et aux Pays-Bas. C’est là qu’elle décide que sa formation sera internationale. Joséphine Ambroselli Brault part donc à l’étranger pendant cinq ans : à Leipzig, Cologne et à Bruxelles, où elle découvre auprès de Jean-Claude Vanden Eynden une musicalité d’une grande finesse, guidée par l’intelligence.

Elle s’investit dans de nombreuses formations de chambre, mais en particulier dans le duo pétillant qu’elle forme avec la soprano Marie Perbost. La musique est partout ; mais son cœur est à Paris. Joséphine Ambroselli Brault revient donc en France pour étudier au Conservatoire national supérieur de musique et danse de Paris, la musique de chambre ainsi que l’accompagnement vocal. Elle y fait la rencontre foudroyante d’Anne le Bozec : un tournant dans sa carrière. Auprès d’elle, Joséphine découvre un monde sonore d’une infinie richesse. Depuis, elle est en quête perpétuelle d’un son toujours plus varié, plus imagé, plus expressif. Son piano est pour elle un véritable laboratoire de recherche sonore.

Chambriste, elle entretient néanmoins sa carrière de soliste. Gagnant l’estime de Martin Lebel en décembre 2012 salle Gaveau à Paris, elle a rejoué sous sa baguette en janvier 2016, avec le Karlovy Vary Symphony Orchestra. Frappée très jeune par un conseil que France Clidat lui avait donné : « Il nous faut des pianistes cultivés ! », Joséphine Ambroselli Brault comprend que c’est dans le mélange des genres artistiques qu’elle puisera sa force et son audace. Après des études poussées de littérature allemande, elle crée en 2011 son premier spectacle « Fugue en fuite – Heading Headlong », dans le cadre du Festival Courant d’Air à Bruxelles, dans lequel elle met en scène la rencontre de la musique avec la danse et la littérature. Elle travaille actuellement à un projet centré sur un cycle de mélodies d’un de ses compositeurs favoris : Francis Poulenc.